Un nouveau maire est appelé à régner

Conseil municipal de Mantes-la-Jolie

18 décembre à 20 h 30 min22 h 30 (au moins)
Au programme : l’élection du nouveau maire. L’ancien (Michel Vialay) a failli être fort dépité. Il sera finalement député, après une longue, très longue attente, le Conseil constitutionnel ayant eu beaucoup, beaucoup de choses à valider (d’habitude, quand il y a une telle avance – 1500 voix – c’est plié en quelques jours!).
Bref, comme le psalmodie la comptine : « le pape est mort, un nouveau pape est appelé à régner ». Là c’est plutôt à cogner, si le nouveau maire est appelé à poursuivre la politique du précédent (le CAC Georges Brassens, parmi les derniers exploits , d’une rare brutalité). Mais surtout, son rôle sera de continuer à mettre en œuvre la politique clientéliste et douteuse du Baron (que d’autres appellent Tonton, et maintenant « Caïd », sous la plume experte d’une ancienne admiratrice).
On élira aussi les adjointes et adjoints, normal pour une « nouvelle équipe » (on ne rit pas). Mais l’équipe est nouvelle aussi suite aux dernières défections : ça en fait beaucoup, à la longue, au fil des mandats, des déceptions amoureuses, des yeux qui s’ouvrent enfin, des protestations d’innocence face aux horreurs qu’ils et elles ont vues, sans parler des pudeurs à retardement sur les politiques et les exactions qu’ils ont contribué à installer. Bref tout ce que, ici, on a combattu depuis des années…et tout au long de dizaines de conseils municipaux.
Mais c’est cela la grande force d’un système de ce type : il y en a toujours qui sont prêts à renier leurs engagements politiques, il y a toujours des candidats pour s’entendre dire la célèbre phrase du « Parrain » : « Petit, je vais te faire une proposition que tu ne pourras pas refuser! »
On ne change pas des méthodes qui gagnent. Dassault et Balkany l’ont compris et illustré abondamment. Mais on a aussi notre école mantaise : il suffit de lire le Monde Diplomatique de février 2017 et les articles du Canard enchaîné, qui ont commencé à dessiller des yeux au-delà des frontières du Mantois. Mais tout ce qui est fait au profit d’un seul (même si ses obligés en profitent) finit toujours par s’écrouler.

Tribune d’EGC – décembre 2017

La démocratie municipale dans le viseur !

C’est tout nouveau, ça vient de sortir: il est maintenant interdit de poser des questions sur ce qu’on appelle les «décisions» du maire dans les commissions de travail qui préparent le Conseil municipal.

Depuis 2013, la vie politique de la municipalité régresse: où va donc s’arrêter ce minutieux travail de sape de l’opposition. La cible, c’est l’information: les conseillers municipaux d’opposition n’ont plus accès à internet dans leur local; les choix faits par le maire sont découverts après coup dans la presse ;etc.

La monarchie, dans une ville royale.

Joël Mariojouls (Ensemble pour une gauche citoyenne)

Tribune d’EGC – novembre 2017

Citoyenneté / clientélisme-communautarisme-affairisme

La loi du 21 février 2014 a prévu la mise en place de Conseils citoyens dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. Indépendants du pouvoir politique, ils ont pour objectif la participation directe de leurs habitants aux décisions qui les concernent.

Fin 2016, il y avait déjà 1054 Conseils citoyens installés, dans 3/4 des quartiers prévus, dont ceux de Mantes-la-Ville, gérée par le FN.

Mais pas au Val fourré. Le maire de Mantes-la-Jolie a saboté sa mise en place : trop de risque pour sa politique de captation de clientèles.

Joël Mariojouls (Ensemble pour une gauche citoyenne)

Tribune d’EGC – septembre 2017

Le scandale de la dette toxique de Mantes-la-Jolie.

La majorité municipale continue à vendre sa grande compétence en matière de gestion des finances publiques. A propos du protocole transactionnel signé avec Natixis pour pouvoir sortir d’un emprunt toxique, le maire dans la dernière Feuille de Mantes n’hésite pas à se vanter d’un « niveau particulièrement bas de l’indemnité de résiliation ».

Ce qui est « bas » correspond à une indemnité de résiliation anticipée de 14 millions d’euros payés par les contribuables, dont 7,2 millions payés par les contribuables mantais.

C’est mentir sans vergogne.

Joël Mariojouls (Ensemble pour une gauche citoyenne)

ARMER LA POLICE MUNICIPALE ? NON !

Armer la police municipale. Retour sur les motivations d’un vote au Conseil municipal de Mantes-la-Jolie du 12 décembre 2016.

Armer les polices municipales ? Tout ce qui pèse en politique semble se retrouver sur la même position, tant le contexte dramatique dans lequel évolue la France depuis les attentats contre Charlie-hebdo le 7 janvier 2015 est porteur.

-La mesure est en bonne place dans le programme de François Fillon, candidat qui a gagné la primaire de la droite et du centre le 27 novembre.
-Après y avoir incité les maires depuis 2015, dans un décret du 28 novembre 2016, Bernard Cazeneuve, encore Ministre de l’Intérieur socialiste, autorise les policiers municipaux à “être équipés d’armes à feu de poing de calibre 9 mm, avec des munitions de service à projectile expansif“. Ce type de calibre semi-automatique – qui permet notamment une plus grande cadence de tir – est celui qui équipe la police nationale.
-Localement déjà, le 27 septembre, Cyril Nauth, maire FN de Mantes-la-Ville, pourtant réticent jusqu’ici, a considéré que la donne avait changé avec l’assassinat de deux fonctionnaires de police à Magnanville le 13 juin, et soumettait au conseil municipal sa décision d’équiper sa police en armes de poing.

A son tour, le maire de Mantes-la-Jolie et sa majorité ont décidé d’armer la police municipale de la ville et de soumettre cette décision à débat et au vote d’une délibération.

On ne peut pas considérer sérieusement cette décision grave sans s’interroger d’abord sur les missions de la police municipale, puis sur les objectifs recherchés. Elle engage une évolution lourde en significations.

LES MISSIONS DE LA POLICE MUNICIPALE

Il est dit qu’il s’agit de « fournir aux policiers municipaux dont les missions évoluent inéluctablement sur le terrain de la sécurité publique, des moyens de défense adaptés, permettant de faire face à tout type de situations …»

Quelles sont donc ces missions ?

La principale mission de la police municipale est d’être une police de proximité, d’abord orientée vers la prévention, veillant à la sûreté publique, supervisant la circulation et surveillant les espaces publics en relevant certaines infractions selon les limites fixées par l’application des arrêtés municipaux.

Pour l’assurer, les agents de police municipale de Mantes-la-Jolie ont progressivement déjà été dotés à Mantes-la-Jolie de matériels de protection et d’armes de défense (gilets pare-balles, et pare-couteau ; tonfas, matraques télescopiques, flash-ball).

Même si il y a débat au niveau national et plusieurs procès en cours sur l’usage de ces matériels, on peut considérer que ces équipements sont globalement proportionnés aux missions.

L’armement proposé aujourd’hui, à l’inverse, franchit un saut important. On entre dans une autre logique puisqu’il s’agit de révolvers calibre 38 Spécial et 357 Magnum, de pistolets calibre 7.65, et de 9mm avec munitions à projectile expansif. A la différence des projectiles perforants traditionnels, les projectiles à effet expansif ne traversent pas l’agresseur mais le stoppent, en créant des lésions bien plus importantes.

Au regard de ces missions bien délimitées, ce nouvel armement excède la tâche attribuée à la police municipale en la mettant au même rang que la police nationale, alors que son intervention est censée se faire en complémentarité et en parfaite coordination avec la police nationale.

Ainsi, par exemple, sur le territoire de la commune de Mantes-la-Jolie, la police municipale dans sa mission de police de proximité n’intervient que sur les quartiers du Centre ville et de Gassicourt. Elle n’intervient pas sur le Val fourré. C’est la police nationale qui en est chargée. La « division du travail » est précisée dans une Convention communale de coordination entre la police municipale et les forces de sécurité de l’État.

Mais, dira-t-on, est évoqué un élargissement des missions. Qu’est-il prévu exactement ?

En fait, seul un avenant à la Convention existante devra préciser le volet « armement » ; il n’est nullement question d’un élargissement des missions.

Il faut dire qu’il y a là une logique : les tâches des deux polices et leur pouvoir d’intervention n’étant pas les mêmes, leur formation, la durée des études et leur contenu, notamment en matière de compétence juridique ne sont pas non plus du tout les mêmes ; leurs salaires non plus.

En conclusion, il s’agit bien, à missions constantes, d’armer davantage la police municipale. Ce n’est donc pas du côté des missions qu’il faut chercher l’origine de cette décision. Voyons les objectifs affichés.

LES OBJECTIFS RECHERCHÉS

Deux ensembles d’arguments ressortent : le contexte ; le sentiment d’insécurité.

1) L’armement de la police municipale serait une «réponse aux exigences liées au contexte actuel ».

En clair, il faut comprendre que la décision participe de la lutte contre le terrorisme et s’inscrit dans la logique de l’« état d’urgence ». La durée de celui-ci ne cesse de s’allonger, sans résultats concrets décisifs et au risque de mettre à mal nos libertés publiques fondamentales : il est prolongé pour la cinquième fois en plus d’un an jusqu’au 15 juillet 2017.

Or, le contexte justement, nous a démontré de trop nombreuses fois qu’une arme de poing ne sera jamais suffisamment dissuasive ou à défaut suffisante pour empêcher un attentat de se produire.

Le choix fait par les exécutifs nationaux et locaux s’apparente à celui d’une surenchère qui risque d’aboutir à inonder le pays d’armes à feu. Et poser ainsi le problème, c’est s’engager dans une course sans fin.

Ainsi, les stocks réformés d’armes, comme les Manurhin, les 38 Spécial, ayant été jugées insuffisamment efficaces au milieu des années 2000 pour la police nationale, ont été attribués aux polices municipales ayant décidé de s’armer, à la SUGE (police de la SNCF) ou à la RATP. Et ils ont été remplacés par des armes automatiques à projectile expansif…dont la police nationale dit aujourd’hui qu’elles ne font pas le poids au regard des armes détenues non seulement par les terroristes mais aussi par le grand banditisme.

Le contexte continuera sans nul doute à évoluer et il faudra bien pourtant mettre fin à l’état d’urgence. Mais il sera bien difficile alors de revenir en arrière et de désarmer les polices municipales.

L’insuffisance de cet argument est criant. Voyons le second.

2)L’armement de la police municipale serait une « réponse au sentiment très fort d’insécurité » qui traverse la population.

Rien de plus légitime que de vouloir être protégé. Mais au fait, qui ressent la plus forte insécurité ?

Ce sentiment n’est pas également réparti. Et, si l’on écoute les discours des Mantaises et des Mantais tels qu’ils sont formulés dans les réunions publiques de quartiers, il se retrouve le plus vivement exprimé au Val fourré, là où la police municipale n’intervient pas, là où la police de proximité à travers la figure des « îlotiers » a été supprimée en 2002 et non rétablie depuis.

Sous ce rapport, armer la police municipale à partir de cet argument a un sens géographique bien limité !

Il y a aujourd’hui 50 agents de la police municipale qui coûtent à la ville 3,3 millions d’euros l’année. Il seront demain 10 de plus (2 en brigade canine et 8 en brigade créée pour assurer la rotation en plusieurs patrouilles de 3 agents chacune), ce qui coûtera 10 à 20 % de plus au budget de la ville.

Or 50 agents, c’est deux fois plus qu’à Versailles qui en a 25, alors que cette ville est peuplée par  85 000 habitants, soit deux fois plus d’habitants que Mantes-la-Jolie. Mais comme la police municipale est sectorisée sur Gassicourt et le Centre ville, les 50 agents de Mantes sont utilisés pour la moitié de la population mantaise, soit 22000 habitants environ. Dit autrement, avec 50 agents pour 22000 habitants à Mantes et 25 agents pour 85000 habitants à Versailles : le nombre d’agents par habitant est presque 8 fois plus important dans cette partie de Mantes qu’à Versailles (un agent pour 3400 habitants à Versailles ; un agent pour 440 habitants à Mantes). Si la densité policière a un effet, le sentiment d’insécurité devrait y être 8 fois plus faible.

S’il s’agit donc de sentiment d’insécurité, il faudrait commencer par rétablir une police de proximité et des îlotiers au Val fourré.

3) Un troisième argument sans doute plus sérieux doit être examiné, même s’il est moins fréquemment avancé : les uniformes sont des cibles pour les terroristes.

L’argument touche, car ceux qui nous protègent doivent pouvoir se défendre s’ils sont militairement attaqués.

Mais il pose un problème : s’il s’agit de cibles, il va falloir armer tout ce qui porte un uniforme ou une tenue : les ASVP (Agent de surveillance de la voie publique) ; la quarantaine d’agents du service Prévention qui portent un blouson bleu nuit.

Ce n’est pas envisageable. Et il n’est pas envisageable d’armer toutes les cibles, c’est-à-dire la population civile.

Au total, les arguments en faveur d’un armement de la police municipal sont bien faibles. Cette tendance fâcheuse s’inscrit en fait dans une évolution très préoccupante qui fait de notre République la principale victime.

SIGNIFICATIONS

Cette évolution, sur fond de crises, procède aussi de la ré(dés)organisation territoriale de la France, qui amplifie les effets du processus de décentralisation engagé depuis 35 ans.

Elle est lourde de significations au regard des relations entre pouvoirs publics et des inégalités territoriales qu’elle génère.

1) Le désengagement de l’État va de pair avec l’accroissement des pouvoirs de police du maire.

Sur le long terme, l’Etat se désengage, embauche moins de fonctionnaires et transfère ses compétences à des échelons inférieurs sans leur affecter de financements correspondant suffisants. Lorsqu’il se réorganise en interne, il cherche à réduire ses dépenses. Ainsi, lorsque la zone de police sur le Mantois a pris quelques communes sur la zone de gendarmerie (Rosny, etc.), ses effectifs n’ont pas augmenté.

Du côté de la commune, pour un maire, disposer d’une police municipale, c’est un confort ; c’est la police du maire ; il n’a pas à gérer grand chose avec le préfet, représentant de l’État ; elle est à sa disposition.

Dans une République, ça ne va pas. Le monopole de la violence physique légitime détenu par les forces de l’ordre doit transcender les intérêts locaux, voire personnels, c’est-à-dire procéder de l’intérêt général, s’il veut précisément continuer à être légitime.

2) La course à la police municipale produit des inégalités territoriales.

Dans une même commune d’abord, comme Mantes-la-Jolie, est-il bien raisonnable de diviser la ville en quartiers et d’attribuer aux uns des services qu’elle ne procure pas à l’autre ?

Mais entre communes inégalement pourvues aussi : on sait qu’elles n’ont pas les mêmes richesses, ni le même potentiel fiscal ni les mêmes dotations. Peut-on accepter que les populations de certains territoires soient mieux protégées que d’autres ?

* * * * *

Alors que l’Europe ne fait plus aujourd’hui illusion et n’offre plus de perspectives, le désengagement de l’État sur ces questions et la montée en puissance de potentats locaux témoignent de la décomposition des principes de notre République.

A un moment où les difficultés nous assaillent de tous côtés, la décision d’armer les polices municipales est symbolique du grand désarroi qui affecte nos dirigeants politiques. A force de fonctionner en petits comités faits d’élus et d’experts, les décisions prises, venant du haut et d’ailleurs, tombent au mieux à plat et risquent, au pire, d’aggraver le mal.

Il est temps de repenser la façon dont fonctionne la politique, c’est-à-dire le mode de prise de décisions par délégation. La population doit se réapproprier sa souveraineté collective. La mobilisation citoyenne en est l’outil : contre le travail des divisions locales (par quartier ; ethnique ; religieuse ; sexuelle ; de classe) elle permettra de reconstruire une cohésion (un pour tous) et une inclusion (tous pour un), armes sociales lui redonnant la force et la confiance en elle-même.

En fait, le principal armement, c’est le réarmement moral de la population dans son ensemble à partir d’une confiance partagée dans la démocratie.

L’école pour tous : pourquoi nous sommes inquiets

L’école pour tous : pourquoi nous sommes inquiets

À Ensemble pour une gauche citoyenne, la situation de l’école, à Mantes et ailleurs en France, nous occupe, nous préoccupe. Et souvent nous inquiète.

Plusieurs d’entre nous sont investis dans les associations ou les collectifs de parents. D’autres sont profs; d’autres encore grands-parents ou simplement citoyens conscients de l’importance de l’école! Bref, autant de raisons de réfléchir ensemble. Et aussi pour nos élus d’intervenir chaque fois que la question  est posée. Le plus souvent au conseil municipal de Mantes-la-Jolie. Autrefois (marginalement) dans la CAMY; peut-être dans l’avenir à GPSO.

Il est vrai que les sujets ne manquent pas. Entre les errements répétés concernant la carte scolaire, les décisions hasardeuses de fermetures d’écoles, l’incompétence et le désintérêt manifestés par la municipalité lors de la réforme des rythmes scolaires, les insuffisances notoires concernant l’entretien des écoles… la liste est longue. Cela a donné lieu à de nombreuses interventions, souvent en relayant les besoins exprimés par les parents et les enseignants.

La dernière intervention en date, au conseil municipal de Mantes-la-Jolie, le 11 avril 2016, concerne l’extension de l’école Uderzo. Vous trouverez ci-dessous le texte de l’intervention de Nathalie Coste.

Par ailleurs, une actualité foisonnante dans le Mantois nous amène à souligner nos préoccupations concernant la privatisation accrue de l’école : développement d’écoles privées ouvertement confessionnelles (Eva de Vitray, Mathurin Cordier), fortement  pilotée par une droite extrême (Espérance banlieue)  ou porteuses de projets pédagogiques intéressants mais limités à quelques-uns (Montessori à Gargenville, projet « école démocratique » dans le Mantois). Sans parler de l’omniprésence de l’école catholique Notre-Dame, soutenue ostensiblement et sans faille par la municipalité bédiériste de Mantes-la-Jolie.

Cela commence à faire beaucoup, alors que pour nous la priorité et l’ « ardente obligation » devraient être de défendre l’école publique. Ce qui veut dire lui donner les moyens de fonctionner et de se transformer pour répondre à ses idéaux fondateurs (liberté, égalité, fraternité) et aux attentes actuelles.

S.B.

vent debout

Pour aller plus loin :

Dans ce contexte aura lieu jeudi 19 mai 2016, de 18 h à 20 h place Saint-Maclou à Mantes-la-Jolie, soutenue par le mouvement Nuit Debout, une manifestation de forces défendant l’école publique et intitulée Vent Debout pour l’éducation.

Outre les articles cités sur cette page, on peut également consulter,  sur le  blog d’Ensemble pour une gauche citoyenne :

http://ensemblepourunegauchecitoyenne.hautetfort.com/archive/2015/02/16/sur-la-deliberation-9-projet-educatif-territorial-5560259.html

et, paru en 2004 sur le site de Décil (toujours consultable) : http://www.decil.lautre.net/spip.php?article170

À propos de l’extension de l’école Albert Uderzo : intervention de Nathalie Coste (C.M. du 11 avril 2016)

Par cette délibération vous nous demandez d’approuver la réalisation du projet d’extension de l’école et de solliciter les financements

J’ai déjà eu l’occasion à plusieurs reprises de vous dire combien ce projet d’extension était une mauvaise idée et qu’il est impossible de faire l’économie d’une réflexion sur la création d’une nouvelle école pour répondre aux besoins dans le centre ville et Gassicourt que ce projet d’extension ne solutionnera pas sur le long terme. Mais plus encore, j’attire votre attention sur trois types de problèmes important qui découlent de cette décision :

D’abord le fait que ce regroupement de 338 élèves (et non 3ecole Uderzo16) plus 125 répartis dans 5 classes pour le moment conduirait à un effectif de 460 élèves soit le double de certains collèges ! ce format inepte pédagogiquement parlant est en pure contradiction avec les objectifs que vous affichez fort opportunément, de lutte contre l’échec scolaire ; quiconque un peu au fait des réalités de la vie d’un établissement sait que ces grosses unités sont productrices de difficultés dans le climat et aussi la réussite scolaires

Ce qui m’amène à ma deuxième remarque sur le lien organique que vous faites dans la formulation de la délibération entre échec scolaire au VF et la nécessité d’étendre Uderzo. On comprend que pour être éligibles à des fonds de soutien au titre de la politique de la ville, il vous faut mobiliser des arguments allant dans le sens de la lutte contre l’échec scolaire, mais la lecture que vous en donnez est très essentialisante et est très mal ressentie par les équipes pédagogiques du VF, où l’on est pas partout en échec scolaire ! De la même façon ? Uderzo doit aussi gérer de la difficulté scolaire et l’école est déjà en REP+, même si l’ensemble de leurs effectifs est plus socialement mixte.
Concernant l’autre argument d’accroche que vous mettez en avant : la nécessité de la mixité scolaire qui est effectivement plus souhaitable. C’est en effet un objectif partagé mais dont les bénéfices peuvent vite s’annuler dès lors que la taille de l’unité scolaire est démesurée et créatrice de difficultés. Permettez moi aussi de douter de la mise en œuvre de cette volonté si on en juge par l’implantation actuelle des inclusions d’enfants relevant de la maison de l’enfance et de tous les foyers qui se font toutes dans les écoles du VF (Verne, Monet) ? Ces enfants vont-ils donc dans l’avenir être dirigés vers Uderzo ? En outre, on est surpris que ce souci de mixité ne semble pas du tout présider au projet de construction du futur « grand collège innovant » qu’il est prévu d’implanter au cœur du VF pour le coup ! D’ailleurs on se demande aussi où seront redirigés les CM2 sortant d’Uderzo, le collège Ferry étant au maximum de sa capacité d’accueil.
Enfin et c’est encore une fois une constante préoccupante, ce projet d’extension même s’il n’est apparemment pas abouti, n’a fait l’objet, contrairement à ce que l’adjointe martèle en guise de stratégie de communication, d’AUCUNE concertation avec le directeur ! Celui-ci en est d’ailleurs affligé ! Il a alerté le DASEN en date du 23 novembre 2015 sur ses inquiétudes et le flou absolu dans lequel on le tient quand à la réalité du projet (alors même qu’il a vu des techniciens et géomètres prendre des mesures) et une intervention syndicale a été faite sur le sujet dans les instances dédiées auprès de la Direction académique
Nous voudrions que vous puissiez prendre la mesure de l’impact que vos décisions vont avoir en terme éducatif et pédagogique, que vous mesuriez pour une fois, qu’une école n’est pas un bâtiment ordinaire et que par nature, des contraintes de fonctionnement impactent nécessairement tout projet sur le bâti.
Cette hydre scolaire, démesurée, en REP + est insensée et les équipes mieux que quiconque peuvent vous exposer la compatibilité des projets de construction avec la mission de réussite scolaire dont ils sont les garants. Il ne suffit pas de se saisir de l’opportunité d’un financement  (le « fonds de soutien à l’investissement public local » prévu par la loi de finances du 29 décembre 2015 uniquement pour l’année 2016), pour réaliser sans concertation et sans maîtrise précise des enjeux, une extension d’école qui n’éludera en aucun cas la nécessaire création d’un nouveau groupe scolaire à l’avenir.
Pour toutes ces raisons nous nous abstiendrons sur cette délibération fonds de soutien à l’investissement public local.

On trouvera une relation de ces débats dans un article du Courrier de Mantesuderzo article

A propos de l’école Espérance banlieues

Voici l’annonce soft parue dans la presse locale (relatant les intentions proclamées des initiateurs)

Éducation – Mantes-la-Jolie : une école privée va s’installer au Val Fourré

Les locaux pressentis pour accueillir l’école privée seraient ceux de … l’ancienne école Moulin, qui abrite pour l ‘instant …. l’inspection départementale de l’Education Nationale.

Si on fait le lien entre ces différentes infos concernant les écoles à Mantes : on va entasser les enfants à Uderzo dans une structure ingérable, on recrée un gros collège en fusionnant Chénier Cézanne, et on favorise l’implantation d’une école privée confessionnelle hors contrat, de petite dimension, pour « faciliter les apprentissages »,  sans parler bien sûr des cadeaux déjà faits à Notre Dame et Eva de Vitray.

N.C.

 

 

 

Derrière les apparences …

Et voici l’enquête très fouillée de Gregory Chambat, parue en novembre 2015 sur le site de la revue Questions de classes concernant ce lobby extrême droitier:

http://www.questionsdeclasses.org/reac/?Les-ecoles-Esperance-banlieues